Entrepreneures : 5 conseils pour réussir votre premier pitch (selon Breega)

Vous êtes fondateur·trice de startup et vous préparez votre premier pitch devant des investisseur·es ? Les experts de l’investissement Cléa Dosne (Senior associate chez Breega) et Antoine Veret (Partner chez Breega) vous partagent 5 conseils clés pour ne pas laisser indifférent.

#1 - Soyez court et concis : ne mettez pas trop de slides et sélectionnez les informations vraiment importantes

Un premier pitch doit être simple : en 5 minutes, ce n’est pas grave si nous ne connaissons pas tous les détails, on doit surtout comprendre ce que vous apportez. C’est un vrai exercice de vente avec comme objectif l’obtention d’un deuxième rendez-vous” commence Cléa Dosne.

Comme elle le souligne, pensez surtout à votre vision globale et ne vous perdez pas dans un pitch trop long. Histoire, équipe, vision, traction et capacité d’exécution sont les points sur lesquels les investisseur·es vont particulièrement porter leur attention (surtout pour les startups qui cherchent à lever des fonds en phase d’amorçage). 

La forme et le visuel représentent 50% de l’impact d’un pitch. Faites une dizaine/quinzaine de slides maximum et ne les surchargez pas. Gardez uniquement les faits qui sont essentiels (par exemple la taille du marché)” complète Antoine Veret.

#2 - Clarifiez votre proposition de valeur

Les investisseur·es doivent pouvoir se projeter. Pour cela, commencez par les basiques en présentant le problème que vous ciblez, la solution que vous y apportez et comment vous entendez exécuter votre plan. “Pensez à bien partir du besoin et à expliquer à qui vous vous adressez, quelle est votre cible. Sur le produit, décrivez précisément ce qui existe aujourd’hui. Soyez rigoureux·se et clair·e si vous maniez des concepts spécifiques. En effet, en face de vous, vous avez des VCs qui ne sont pas forcément expert·es du sujet. Il·elles doivent comprendre simplement et ne pas avoir à “googler” quelque chose, au risque de rater quelques slides de présentation” souligne Antoine Veret. 

Ensuite, n’hésitez pas à évoquer ce qui existera demain, votre solution future. Sur ce sujet, Cléa Dosne explicite : “Cette vision plus long terme donne de la perspective. Même si vous ne savez pas exactement vers où vous allez (et c’est normal), c’est important de montrer votre ambition et que vous savez ce que vous souhaitez faire pour la suite à partir de vos premiers résultats. Cela montre que vous n’allez pas vous éparpiller”.

#3 - Mettez vous en avant : expliquez pourquoi vous (et vos associé·es potentiel·les) êtes les meilleures personnes pour répondre à ce besoin

L’équipe fondatrice est le ciment d’une société, surtout à ses débuts. Les investisseur·es vont donc s’y attarder : racontez votre histoire, rassurez-les sur vos expériences passées et mettez en avant pourquoi vous et vos associé·es êtes la bonne équipe pour mener le projet.

N’ayez pas peur de vous vendre. C’est en vous observant que les investisseurs vont évaluer votre potentiel et votre vision. Là aussi, surtout pour les levées de fonds en pre-seed / seed, il·elles vont y accorder énormément d’importance” raconte Antoine Veret.

#4 - Faites un état des lieux de la concurrence et précisez comment vous vous démarquez

C’est un point qui est trop souvent balayé rapidement. Il faut bien avoir à l’esprit que les investisseurs aiment mettre des choses dans des cases. Plus vous avez d’exemples sur des entreprises qui ont distribué des produits similaires, ou qui l’ont fait sur d’autres géographies, plus ça va les rassurer” insiste Antoine.

Autre élément pour donner envie d’investir chez vous : expliciter comment vous sécuriser votre part de marché (surtout lorsque la concurrence est forte) et ce qui vous différencie.  “Cela peut être par exemple en mettant en avant des gros clients et pourquoi ils vous ont choisi, en expliquant en quoi votre startup est plus efficace ou encore en quoi vous simplifier tel ou tel processus etc.” ajoute Cléa Dosne.

#5 - Les VCs sont avant tout des financiers : mettez en avant les chiffres qui prouvent que votre modèle a du potentiel

Les investisseur·es recherchent des startups qui représentent une opportunité business. En fonction de ce qui vous semble le plus pertinent, présentez votre taille de marché, votre chiffre d’affaires, votre façon de monétiser, l’impact de ce que vous faites par rapport aux problématiques actuelles, comment vous allez utiliser l’investissement… Mais là aussi, n’abusez pas de trop de chiffres : sélectionnez ce qui est le plus parlant pour montrer votre potentiel ! Les questions suivront ensuite et vous permettront d’étayer.

Et comment faire si on ne sait pas répondre à une question sur des chiffres ? Soyez honnête et expliquez pourquoi vous ne pouvez pas forcément y répondre dans l’immédiat (en détaillant vos hypothèses et intuitions). “Le défi du pitch c’est de trouver le juste équilibre entre des convictions fortes (notamment en termes économiques) et en même temps de l’humilité et de la transparence” tient à préciser Antoine.

Deux derniers éléments à garder en tête avant de pitcher :

  • Ce qui peut également rassurer les investisseur·es (surtout si vous avez déjà levé) : parler de vos résultats passés (Qu’avez-vous fait jusqu’à maintenant ? Où en est le produit ? Quels partenariats ? Combien d’utilisateur·trices ?)
  • Si vous voulez lever des fonds, il faut que la dernière slide de votre présentation explique combien vous voulez lever et pourquoi.

 

Bon à savoir : Ces conseils ont été tirés lors de notre dernière “SISTA Inclusive Hour” en partenariat avec Breega (VC européen qui finance en Préseed Seed Series A+ des start-up technologiques à fort impact). L’objectif ? Permettre à des entrepreneur·es de rencontrer et d’échanger avec des investisseur·es ou des partenaires sur des thématiques clefs. Pour ne pas rater les prochaines, abonnez-vous à notre compte LinkedIn.

Pour aller plus loin

  • Envie de bénéficier d’autres conseils pour réussir votre pitch et plus globalement votre levée de fonds ? Découvrez les conseils d’Olivier Martret, partner chez Serena et Sophia Martin, partner chez RAISE Ventures dans notre article juste ici.
  • Le monde des investisseur·es a un vocabulaire bien précis remplis d’abréviations et d’anglicismes. On vous a préparé un lexique avec plus de 30 mots indispensables à connaître pour mettre toutes les chances de votre côté auprès des VCS et de Business Angels. C’est juste là pour le découvrir.